La pression exercée par les différents lobbies de joueurs et de défense des droits des consommateurs s'intensifie aux Etats-Unis.
John Pappas, président de la Poker Players Alliance (la PPA), expliquait il y a quelques jours que le projet de loi proposé par le sénateur Barney Frank visant à libéraliser le jeu en ligne pourrait devenir d'actualité "dès cette année". Le projet est soutenu par une cinquantaine d'élus et personnalités politiques américaines. La PPA, qui a multiplié ces derniers mois les actions visant à sensibiliser Washington sur le sujet du poker en ligne, a notamment organisé une pétition baptisée "Poker is not a crime", qui aurait recueilli à ce jour près de 390 000 signatures.
Hier, une autre association destinée à défendre le jeu d'argent sur Internet, dans un cadre régulé et sécurisé, la Safe and Secure Internet Gambling Initiative, a démarré une campagne d'affichage sur le Web. Les publicités sont diffusées sur les sites de grands médias comme le Washington Post, et sur des blogs politiques infuents. Sur l'un de ces messages, la législation états-unienne actuelle en matière de jeu en ligne est comparée à la Prohibition des années 20 et 30. "La Prohibition n'a pas fonctionné pour l'alcool - elle ne marche pas non plus pour le jeu sur Internet", y lit-on.
"Alors que le Congrès cherche un moyen de financer la réforme du système de santé et d'autres projets valables, il devrait envisager de mettre un terme à la prohibition inefficace sur le jeu d'argent sur Internet et commencer à percevoir des taxes sur les milliards de $ qui sont actuellement perdus, au profit d'opérateurs non licenciés et offshore", explique l'association dans son communiqué.
Les différentes alternatives à la loi actuellement en vigueur aux Etats-Unis devraient être débattues en octobre. source : http://www.madeinpoker.com/juridique/index.php
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